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    Yakuza : Du mythe à la réalité

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    Eden
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    Date d'inscription : 03/08/2012
    Age : 33
    22082012

    Yakuza : Du mythe à la réalité

    Message par Eden

    L'on prête quotidiennement toutes sortes de dérives aux yakuzas, en partant d'une confusion avec la mafia sicilienne jusqu'aux histoires de mercenaires-ninjas et autres gangsters arrogants qui n'ont absolument rien à respecter. Pourtant, la vérité est toute autre, et cet article permettra sans doute d'y voir plus clair.

    Un yakuza (ヤクザ/やくざ) est un membre d'un groupe du crime organisé au Japon. Par extension, ce mot désigne n'importe quel voyou japonais. Les yakuzas sont représentés par quatre principaux syndicats, présents sur tout l'archipel, et possèdent également des ramifications dans la zone Pacifique, et même en Allemagne et aux États-Unis. Ils seraient plus de 100 000 en 2046.
    Ils seraient la plus grande organisation de crime organisé du monde, pourtant, ce n'est pas une organisation secrète. Ainsi, les clans ont généralement pignon sur rue, la plupart du temps sous couvert d'une structure légale de type associative.

    Petite parenthèse étymologique

    L’origine du mot « yakuza » apparait sous le shogunat des Tokugawa (1603 - 1867). Il est tiré d'une combinaison du jeu de cartes japonais appelé Oicho-Kabu, proche du Baccara, qui est traditionnellement joué avec des cartes de kabufuda ou de hanafuda. À la fin d'une partie, les valeurs des cartes sont additionnées et l'unité de la somme représente le score du joueur. Le but du jeu est de s'approcher le plus de 9.
    « Ya » vient de yattsu, qui signifie huit (peut également se dire hachi), « ku » veut dire neuf (le mot kyu est aussi utilisé), et « za » est sans doute une déformation de « san » qui veut dire trois. Ya-ku-za est donc la somme de 8, 9 et 3, soit 20 et donc un score de 0, qui est une main perdante. Ce nom signifie donc « perdants », « bons à rien ». Les yakuzas sont à l'origine issus des plus pauvres, des exclus de la société.

    Une autre origine est parfois évoquée : Les policiers devaient entrer dans des temples pour y débusquer des joueurs, mais non sans hésitation, car les sanctuaires shinto sont sacrés. Sur une chaise, à l’entrée, un guetteur guettait. Le « rôle » (yaku) de la chaise (za) était donc d'être un rempart entre police et joueurs.

    Dans la terminologie légale japonaise, les organisations de yakuza sont appelées Bōryokudan (暴力団), littéralement « groupe violent ». Les yakuzas considèrent ce terme comme une insulte, car il s'applique à n'importe quel criminel violent. Dans la presse occidentale, on les identifie parfois à la « mafia japonaise », par analogie avec d'autres groupes du crime organisé, comme la mafia sicilienne.

    Histoire

    Elle fait le sujet d'un article étendu : [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]

    Fonctionnement des clans

    Le recrutement

    Les yakuzas d'aujourd'hui viennent de milieux très variés. Les récits les plus romanesques racontent que les yakuzas recueillent les fils abandonnés ou chassés par leurs parents. Ils sont souvent recrutés par un clan dès le lycée, une majorité dans les communautés burakumin et coréenne, peut être à cause de la véritable ségrégation raciale dont elles sont victimes au Japon.

    - Les burakumin représentent 70 % des membres du Yamaguchi-gumi. La pègre ne se cantonne donc pas aux seuls Japonais pour recruter des hommes, elle accepte toutes des origines, ne se fiant qu'aux compétences des individus. En effet, les yakuzas se composent habituellement d'hommes très pointus, adroits, intelligents, car le processus pour obtenir un poste dans l'organisation est très concurrentiel et darwinien.
    - Les coréens, qui forment actuellement le groupe minoritaire le plus important du Japon, sont très présents au sein de la mafia japonaise. Ils entrent dans la pègre dans le but d'échapper à la pauvreté, car leur intégration sociale et financière au Japon est difficile. Les coréens représenteraient ainsi plus de 15 % des effectifs. Certains gangs, comme le Tao Yuai Jigyo Kummiai, sont même constitués d'une majorité de membres d'origine coréenne.

    Les yakuzas sont un milieu japonais entièrement constitué d'hommes. Le rôle des femmes se situe plus dans l'ombre: elles restent rarement sans activité: elles tiennent des bars, des clubs, des restaurants et autres lieux de distractions. Néanmoins, certaines femmes restent en dehors des affaires. Cette situation découle d'une confiance limitée des yakuzas dans leurs épouses, dans une société où des préjugés machistes persistent. Ils jugent que les femmes ne sont pas capables de se battre comme les hommes, qu'elles sont destinées à l'éducation des enfants et à tenir la maison, et qu'elles sont incapables de garder le silence.
    Il y a néanmoins des exceptions: Quand Kazuo Taoka, Oyabun du Yamaguchi-gumi a été abattu vers la fin des années 1990, son épouse Taoka Fumiko lui a succédé pendant une courte période.

    L'organisation interne

    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

    Les yakuzas ont une structure semblable à celle de la mafia sicilienne, le clan (組, kumi) étant organisé comme une famille (一家, ikka). Ils ont adopté la structure hiérarchique traditionnelle de la société japonaise, pyramidale, mais aussi familiale, bien que les membres ne soient pas liés par le sang.

    Le chef de clan (組長, kumichō) est considéré comme un patriarche, et appelé oya (親) ou oyabun (親分, littéralement « parent, chef », l'équivalent du parrain). Ce titre se transmet de père en fils, comme une sorte de droit féodal, ou à une personne en qui l’oyabun a une complète confiance. Chaque membre (組員, kumi-in) accepté chez les yakuzas doit accepter ce statut de kobun (子分, littéralement « enfant, protégé »), en promettant la fidélité inconditionnelle et l'obéissance à son patron. Toute la structure se fonde sur cette relation oyabun-kobun. L’oyabun, en tant que bon père, est obligé de fournir la protection et les bons conseils à ses enfants. Chacun des protagonistes respecte le code du jingi (仁義, justice et devoir). Chaque kobun peut à son tour devenir « parrain » quand il le souhaite, tout en gardant son affiliation avec son propre oyabun, et ainsi agrandir l'organisation-mère.

    Le chef de clan est entouré de conseillers (顧問, komon), le plus proche étant appelé saikō-komon (最高顧問). C'est un poste administratif qui s'occupe de l'état-major (avocats, comptables, etc).

    Sous le chef se trouve le kashira (頭?), ou plus précisément le waka-gashira (若頭) : c'est le numéro deux de la « famille ». Il dirige les cadres (幹部, kanbu), tels que le directeur général (本部長, honbuchō), le directeur du comité d'organisation (組織委員長, soshiki iinchō) ou encore le chef du secrétariat (事務局長, jimukyokuchō)43. Son « petit frère », le shatei-gashira (舎弟頭), est de même rang, mais inférieur en autorité. Il est un relais entre les rangs inférieurs et le numéro deux du clan.

    Les rangs intermédiaires, les cadets (若中, wakachū), sont composés des kyōdai (兄弟, les « frères »), et le bas de la hiérarchie par les shatei (舎弟, petits frères). Les apprentis sont appelés junkōseiin (準構成員).

    Consultez aussi [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] pour plus d'informations sur les différentes familles.

    Les activités lucratives

    Une grande partie des activités actuelles des yakuzas peut être reliée à leur origine féodale. Contrairement à la mafia italienne et aux triades chinoises, ce n'est pas une organisation secrète, les yakuzas possèdent donc souvent un bureau bien visible, arborant le nom de leur clan ou leur emblème. Cela fait du Japon un des seuls pays au monde où les organisations mafieuses s'affichent en plein jour. Les bureaux des yakuza sont, légalement, des associations (dantai) le plus souvent vouées à « la poursuite de la voie chevaleresque » (Ninkyôdô). Les membres ont un code vestimentaire bien spécifique (lunettes de soleil et costumes colorés), de façon à être facilement identifiables par les civils (katagi). Même la manière de marcher des yakuzas est différente de celle des citoyens ordinaires, plus ample et « arrogante ».
    Au contraire, ils peuvent être plus conventionnellement habillés, mais quand le besoin se fait sentir, ils peuvent mettre en valeur leurs tatouages, afin d'indiquer leur affiliation. Occasionnellement ils déambulent également avec des insignes sur leurs revers.

    Le racket des sociétés

    Jusqu’à récemment, la majorité des revenus des yakuzas proviennent de dîmes, prélevées sur les commerçants et les entreprises situées sur leur territoire. En échange de la protection et de la bienveillance des yakuzas, ils versent une sorte « d’impôt féodal ». Plus de 41 % des patrons de grandes entreprises japonaises affirment avoir été victimes de ce racket. Cette situation s'est maintenue, principalement à cause de l'hésitation des entreprises à aller demander l'aide de la police. Ce fonctionnement est à rapprocher du Pizzo exercé par les mafias italiennes (Que ce soit Cosa Nostra, la N'dranghetta ou la Camorra): les hommes de main proposent aux commerçants une protection de leur magasin contre rémunération, et en cas de refus pillent voire détruisent eux-mêmes le magasin.

    Les yakuzas tirent également leur revenus grâce à une forme d'extorsion de fond typiquement japonaise, connue sous le nom de sōkaiya (総会屋). C'est une forme de racket, et de protection. Au lieu de harceler de petites entreprises, l'organisation vend ses services : elle se loue pour étouffer toute contestation dans les assemblées générales d'actionnaires. Pour cela, elle achète un petit nombre d'actions, obtenant ainsi le droit de siéger au conseil des actionnaires de la société. Les yakuzas garantissent alors le wa, l’harmonie de l’assemblée, en effrayant l'actionnaire ordinaire par leur simple présence. Par exemple, en 1989, la banque Fuji, 3e banque japonaise, a été dénoncée pour avoir utilisé ce système, reversant plus de 200 millions de yens à des yakuza. Un prêt destiné officiellement à « financer des cimetières privés », mais qui n'a jamais été remboursé.

    Ils s'engagent également dans le chantage simple, obtenant des informations incriminantes ou embarrassantes sur les pratiques d'une compagnie, ou d'un de ses dirigeants. Une fois que les yakuzas ont mis un pied dans l’entreprise et assurés leurs gains, ils travailleront pour eux, évitant à la compagnie que des scandales ne deviennent publics, et seront payés en retour avec des pots-de-vin. Dans certaines entreprises, ces pots-de-vin sont même inclus dans le budget annuel.

    On dénombrait plus de 8 000 sōkaiya en 1982, jusqu'à ce qu’une loi soit votée contre eux. Aujourd’hui, leur nombre serait revenu à 1 500. Néanmoins, 80 % des entreprises qui ont un chiffre d'affaires supérieur à 1 000 milliards de yens admettent avoir encore des contacts avec eux, dont environ 40 % leur verseraient encore des fonds, bien que cela soit considéré comme un délit.
    La police japonaise est également peu disposée à interférer dans les problèmes internes de certaines communautés, comme dans les zones commerçantes, les écoles/universités, les quartiers d'activités nocturnes. Des pactes tacites sont conclus entre police et yakuzas, en vertu desquels les membres des clans échappent à toute arrestation dans les délits mineurs, comme ébriété sur la voie publique, petite bagarre ou casse légère. Dans ce sens, les yakuzas sont encore considérés comme des organisations semi-légitimes. Par exemple, juste après le tremblement de terre de Kobe, le Yamaguchi-gumi, dont les sièges sociaux sont à Kōbe, s'est mobilisé pour aider les victimes du désastre (en fournissant même un hélicoptère), et ceci a été largement rapporté par les médias, ce qui contraste avec l'intervention beaucoup plus lente du gouvernement japonais. Pour cette raison, beaucoup de yakuzas estiment que leur racket est une sorte d'impôt féodal légitime.

    Le puroresu et le sumo

    Les yakuzas ont une influence forte dans la lutte professionnelle japonaise, le puroresu. Ils sont considérés comme étant des grands défenseurs de ce sport, ainsi que du MMA, mais leur intérêt reste en grande partie financier. Les lieux où se déroulent les combats de luttes (des arènes, des stades) leur appartiennent souvent, ils touchent ainsi un pourcentage sur les entrées. Il est courant que les lutteurs reçoivent des instructions spécifiques concernant le déroulement de leurs matchs, comme faire juste appel aux yakuzas de la foule. Le pionnier de la lutte au Japon, Rikidōzan, a été tué par un yakuza.

    Les yakuzas sont également très présents dans le sumo, sport traditionnellement très apprécié par les japonais. Ils organisent des matchs truqués, et contrôlaient l'organisation des paris, en corrompant certains sportifs en échange de services. Cette pratique a été mise au grand jour, ce qui a jeté un certain discrédit sur ce sport.

    Ils organisent des paris clandestins autour de ces sports, mais aussi pour les courses de chevaux, et de lévriers.

    Les paris et les jeux

    C'est un secteur très lucratif au Japon, et le domaine traditionnel d'influence des yakuzas. Ils organisent des paris clandestins dans de nombreux domaines, comme lors de tournois de Sumo, de courses de hors-bords, de chevaux, d'automobiles, de vélos... Ils tiennent aussi certaines loteries, des casinos et contrôlent des salles de Pachinko.

    Ce dernier jeu a un succès très important, le chiffre d'affaires du pachinko est énorme puisqu'il se situe au troisième rang de l'économie des loisirs japonais derrière les restaurants et le tourisme. Le pays compterait environ 18 000 salles de jeu, tenues souvent par des gérants d'origine coréenne, et nombreux sont ceux qui entretiennent des relations étroites avec les yakuzas. Ceux-ci se servent de ces salles comme sources de revenus, mais aussi comme façades pour blanchir leur argent.

    L'immobilier

    Les yakuzas peuvent jouer sur leur image auprès de la population, et faire de l'intimidation. Ils ont des liens avec les marchés financiers et des intérêts dans des opérations immobilières, par l’intermédiaire des jiageya (地上げ屋). Le droit japonais rendant très difficile l'expulsion des locataires et les expropriations, les jiageya sont des bandes spécialisées dans l’intimidation, qui revendent aux compagnies voulant effectuer des projets de développement beaucoup plus grands. Ils peuvent également intervenir dans des affaires privées. Le système judiciaire japonais est lent et couteux, les frais devant être avancés dès lors qu'une procédure est lancée, c’est pourquoi il arrive que des citoyens aient recours aux yakuzas pour intervenir dans certaines affaires, comme des litiges de voisinage, de recouvrement de dettes…. Ainsi, En 1993, un sondage montrait que 23 % des hommes et 17 % des femmes pensaient que demander l'aide des yakuzas pour pouvoir récupérer son argent, obtenir des contrats et régler des différends en employant la force n’était pas «mal» voire, «ne pouvait être évité».

    Ils se retrouvent également dans le rôle d'usurier: devant la difficulté grandissante d'accéder légalement à des prêts pour la plupart des japonais, ils se sont lancés dans le prêt d'argent. Ils prêtent alors à des taux élevés, souvent en réclamant un garant plus sain financièrement que l'emprunteur.

    L'industrie du sexe

    La prostitution des femmes en général est une activité tenue par des yakuzas. Ce phénomène concernerait entre 100 000 et 150 000 femmes par an dans l’archipel. Les femmes forcées de se prostituer au Japon viennent principalement de l’Asie du Sud-Est et de l’ex-URSS, peu de Japonaises sont impliquées. Certaines jeunes filles japonaises se prostituent néanmoins occasionnellement à leur propre initiative, afin d'améliorer leur niveau de vie et se procurer des vêtements ou autres objets de luxe. Il est ainsi estimé que 8 % des jeunes filles japonaises se prostituent. Il est souvent reproché aux autorités de ne pas apporter une réponse suffisante à ce problème, alors que la prostitution est interdite au Japon depuis plus de 90 ans.
    Les yakuzas entretiennent par exemple une activité de prostitution très importante à Kabukichō, un quartier de Shinjuku; c'est actuellement un des centres des plaisirs les plus importants au monde, malgré sa faible superficie (3 500 m²). Il y aurait plus de 1,000 yakuzas dans ce quartier, et plus de 120 entreprises seraient sous leur contrôle. La plupart des édifices sont des bars, des love hotel, des strip show, des lieux de prostitution comme les soapland. Mais il y aussi des cinémas « standards » et des restaurants.

    Tous ces établissements ont la particularité d'avoir pignon sur rue. Le quartier a connu un essor important dans la seconde moitié des années 1980, avec l'arrivée de nombreux étrangers, et l'implantation de la mafia chinoise, qui cohabite sur le même espace que les clans yakuzas.
    Les yakuzas sont aussi fortement impliquées dans la pornographie, ils organisent une contrebande de matériel pornographique non censuré venant d'Europe et d'Amérique (l'offre pornographique locale étant censurée, ce qui n'est pas le cas de la pornographie venant d'Europe et d'Amérique).

    Les trafics

    - Le trafic de drogue est une source de revenus assez récente, qui s'est développée à la suite de leur expansion au niveau mondial, pour finalement devenir une des activités les plus importantes au niveau financier. Avant la loi Antigang de 1992, il existait une certaine tolérance de la police sur le trafic d'amphétamines. Les clans ont dû s'adapter à cette nouvelle activité, en revoyant leur système de fonctionnement pour pouvoir blanchir de l'argent à plus grande échelle. La législation japonaise est très sévère dans ce domaine (exemple récent : pour 400 grammes de cannabis, 4 ans de prison).

    - Le trafic d'armes est une activité de contrebande très ancienne. Elle remonte au milieu du XVIe siècle, avec les premières importations en provenance du Portugal. La législation japonaise est très stricte sur la possession d'armes, les yakuzas ont donc développé un marché parallèle qui prend sa source dans des pays asiatiques (Chine, Taiwan, Hongkong, Philippines), mais également aux États-Unis, où ils profitent de la qualité des produits et de l'accessibilité des armes.

    - Ils s'occupent de l'immigration clandestine pour entrer au Japon. Ce circuit leur "fournit" des prostituées, et en parallèle des travailleurs journaliers pour la construction et les docks. Ils aident ainsi les entreprises ayant auparavant subi un chantage.

    Parmi toutes ces activités, la plus lucrative des groupes violents reste néanmoins le trafic de drogue (des amphétamines, notamment, dont environ 60 % du trafic serait dû aux Yakuzas), assurant 35 % de leurs revenus devant le racket (20 %), les jeux et les paris (17 %) et la prostitution (13 %).

    Grâce à ces procédés divers, les yakuzas ont un chiffre d’affaires annuel qui ferait pâlir n’importe quelle entreprise: il était estimé à 34 milliards d’euros en 2003.
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