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    Prostitution au Japon

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    Eden
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    Messages : 65
    Date d'inscription : 03/08/2012
    Age : 33
    22082012

    Prostitution au Japon

    Message par Eden

    Au Japon, la prostitution a fait l'objet de réglementations dès le début du XVIIe siècle, au cours de la période Edo (ev. 1600-1868). Une loi concernant le quartier de Yoshiwara tendait à criminaliser l'activité des prostitués et les contraignait à se faire enregistrer auprès des pouvoirs publics. Cette loi qui réglementait la prostitution était avant tout un moyen pour le pouvoir de s'assurer des rentrées fiscales. Les prostituées étaient hiérarchisées afin que leurs clients puissent faire appel à leurs services en fonction de la position sociale qui était la leur dans la ville.

    À l'heure actuelle, la prostitution est plutôt bien considérée à Shin-Edo pour ses prestations de haut niveau et sa clientèle importante. Elle continue à prospérer en raison de la position de Shin-Edo comme l'une des cinq villes principales pour l'industrie et le commerce. La clientèle, faite d'hommes d'affaires, de commerçants aussi bien que de touristes (quoique ceux-ci ayant fortement réduits depuis l'Incident Kuro), continue de recourir aux services des prostituées et sont à l'origine de profits économiques importants pour la métropole asiatique.
    La légalité de la prostitution à Shin-Edo est, encore, constamment débattue. En dépit d'un décret de 1956 précisant que « nul ne peut se prostituer ni devenir un client... », la légalité des actes sexuels, mis à part le coït est habituellement admise. Bien que différents mouvements d'opinion tentent régulièrement de légaliser ou, au contraire, de criminaliser toute forme de prostitution librement consentie, la loi de 1956 parait résister à l'épreuve du temps et aux efforts d'amendements répétés. Divers échappatoires, interprétations libérales de la loi et contournements ont permis à l'industrie du sexe de se développer et de rapporter bon an mal an un gain estimé à 2,5 milliards de yens (environ 19 millions d'euros en 2009).
    On remarque au Japon l'existence de réseaux parallèles ou informels, pratiquement absents dans les autres sociétés occidentalisées, de prostitution de jeunes filles et d'adolescentes scolarisées. De plus, il est à noter que les croyances shintoïstes ne considèrent pas le sexe comme un tabou en même temps que les préceptes du bouddhisme touchant au sexe ont été limités.

    Terminologie

    Bien des mots ont été et/ou sont utilisés pour désigner l'industrie du sexe au Japon :
    - Baishun (売春), littéralement « vente de printemps » ou « vente de jeunesse », est un pur euphémisme d'un terme légal utilisé, par exemple, dans le titre de la Loi Anti-Prostitution du 1er avril 1957 Baishun-bōshi-hō (売春防止法)). La signification actuelle de ce terme est spécifique et habituellement utilisé pour la prostitution illégale.
    - Mizu shōbai (水商売), littéralement « commerce de l'eau », est un terme plus large qui couvre l'industrie de la distraction dans son ensemble (légale, illégale et à la limite des deux).
    - Fūzoku (風俗), littéralement « moralité publique » ou « mœurs », est communément utilisé pour désigner l'industrie du sexe bien que ce terme recouvre également les dancings et les salles de jeu. Le terme plus spécifique de seifūzoku (性風俗), « moralité sexuelle », est employé plus volontiers s'appliquant à l'industrie du sexe. Le terme provient d'une loi règlementant tout travail qui « touche », à la « morale publique ».

    Situation actuelle

    L'article 3 de la loi anti-prostitution de 1956 indique que « Nul ne peut faire de prostitution ou en être le client » sans qu'aucune peine coercitive soit prévue. Par contre, les faits suivants sont punis : sollicitations à la prostitution, procurer une personne en vue de prostitution, obliger une personne à se prostituer, recevoir une compensation en raison de la prostitution d'une autre personne, induire une personne à se prostituer moyennant une « avance », conclure un contrat dans le but qu'une personne se prostitue, fournir un local pour une prostitution, s'impliquer dans le recrutement de prostituées et, enfin, fournir de l'argent pour la prostitution.
    Cependant, la définition de la prostitution est strictement limitée au rapport sexuel. Cela veut dire que sont exclus du champ d'application de la loi de nombreux actes sexuels tels que fellations, sodomies et autres actes sexuels sans pénétration vaginale. Le Businesses Affecting Public Morals Regulation Law (風俗営業取締法, Fūzoku eigyō torishimari hō, 1948) amendé en 1985 puis en 1999 réglemente ce commerce.

    L'industrie du sexe japonaise utilise de nombreux euphémismes pour masquer son commerce :
    - Soapland : sortes de lupanar, où des clients sont lavés, massés et ont des rapports sexuels avec des prostituées ;
    - Fashion-health massage (ファッションヘルス, fasshon herusu), qui offrent une vaste gamme d'actes sexuels mais sans qu'il y ait coït pour respecter les termes de la loi ;
    - Pink salon (ピンクサロン, pinku saron, litt. « salon rose »), spécialisé dans la fellation ;
    - Image club (イメージクラブ, imēji kurabu) ou simplement imekura (イメクラ), sorte de lupanar dans lequel les prostituées portent les vêtements suggérant une profession donnée (chirurgien, soubrette ou écolière par exemple) - ce qui les différencient des fashion-health - en fonction du goût ou du désir du client mais toujours modifiés pour les rendre sexuellement attirantes. Les actes sexuels sont limités aux fellations toujours pour respecter la loi (cf cosplay) ;
    - Call girls officiant via des services de santé ;
    - Des indépendantes peuvent être contactées par des telekura (téléphone clubs), où les clients paient pour s'assoir dans une alcôve et recevoir des appels des femmes participantes, qui peuvent éventuellement convenir d'un rendez-vous lorsqu'elles le souhaitent. De nos jours, les telekura se contentent de fournir une liste de numéros de téléphones portables que leurs clients peuvent appeler. De tels actes de prostitutions ont le nom d'enjo kōsai (援助交際, litt. « relations d'entraide » ou « sortie pour soutenir ») ou, parfois, en abrégé, enkō, ou encore, pudiquement, « rendez-vous compensé » pour éviter tout problème avec la loi.

    L'enjo kōsai est une pratique typiquement japonaise où des jeunes filles sont payées par des hommes plus âgés pour les accompagner (escort girl) et parfois pour se prostituer. Une partie non négligeable des étudiantes japonaises (voire lycéennes et collégiennes, notamment parmi les kogaru) sont amenées à se prostituer occasionnellement, soit volontairement, soit à la suite de requêtes d'hommes qui les abordent. D'après un rapport de la National Police Agency en 1996, « un tiers des cas de prostitution connus impliquent des adolescents. (...) Environ un quart des étudiantes japonaises entre 12 et 15 ans auraient participé à des conversations téléphoniques roses. Les conversations sont prévues à des dates fixées à l'avance et sont généralement sujettes à un accord préalable pour un service sexuel particulier, au prix fixé. »

    Ce phénomène se distingue de la prostitution « classique » par les motivations supposées des jeunes filles impliquées (fréquemment des lycéennes) : plutôt qu'une source stable d'argent, c'est une source occasionnelle d'argent de poche ou d'appoint qui serait visée, fréquemment sous-tendue par le désir de se procurer des produits de marques.
    Les relations qu'entretiennent ces jeunes filles avec les hommes qui les payent suscitent de vives critiques à l'encontre du statu quo (l'enjo kōsai est parfaitement légal au Japon) entretenu par les autorités et eu égard à l'ampleur du phénomène. La faible médiatisation du problème au sein de la société japonaise rend d'autant plus difficile son analyse à l'étranger, ainsi que la prise de mesures revendiquées par le peuple.

    La prostitution en chiffres

    L'industrie du sexe est très florissante au Japon où elle représente 1 % du PIB, équivalent au budget de la défense nationale (avant la tension avec la Fédération Panasiatique). D'après l'étude de Takashi Kadokura, économiste au Daichi Life Research Institute Inc., le marché japonais de l'industrie du sexe (fuzoku sangyo) a atteint 237 trillions de yens en 2001 contre 17 trillions en 1991.

    En 2000, 13,6 % des hommes japonais avouent avoir payé pour du sexe alors qu'ils sont 0,3 % aux États-Unis, 0,6 % au Royaume-Uni, 1,1 % en France et 2,8 % aux Pays-Bas.

    Au mois d'août 2008, on estimait à plus de 150 000 le nombre de femmes étrangères au Japon qui étaient prostituées. Le rapport de la Police Nationale Japonaise fait état que, sur les 165 femmes étrangères arrêtées pour atteinte à la moralité publique dans l'exercice de leur métier (売春防止法違反) en 2007, 37 (43,5 %) étaient originaires de Chine, 13 (15,3 %) de Thaïlande, 12 (14,1 %) de Taïwan et de Corée.

    La métamorphose robotique

    En effet, pour se débarrasser d’une législation laxiste mais toujours ambiguë et les soucis qu’occasionne la gestion du personnel, la plupart des proxénètes ont opté pour l’androïde sexuel (Génoïd ou Lovebot). Ce dernier n’a aucune existence légale. Donc tout le côté répréhensible autour de la prostitution et du proxénétisme est de l’histoire ancienne. L’androïde fait figure de main d’oeuvre idéale. Pas besoin de le nourrir, de lui fournir sa dose quotidienne, de le cacher aux autorités ou de lui faire respecter un nombre de passes par jour, les androïdes se plient docilement aux exigences de ces trafiquants de chair. Des Templates personnalisés s’en assurent, tout en les rendant aptes à exécuter des prestations inédites dans le domaine du plaisir. Et les prostitué(e)s traditionnel(e)s, naturel(le)s sont reléguées dans les établissements selects, pour la clientèle exigeante.
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