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    Shin-Edo : Description globale de la ville

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    Eden
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    Date d'inscription : 03/08/2012
    Age : 33
    06082012

    Shin-Edo : Description globale de la ville

    Message par Eden

    Aperçu général

    Sur l’île de Honshû, dans la plaine du Kantô, à l’embouchure de la rivière Sumida, celle qui était autrefois nommée « Tôkyô » est toujours la capitale du Japon. Une gigantesque conurbation de 36 millions d’habitants, construite face à l’océan Pacifique. Au fil du temps, cette mégalopole a perdu son titre de ville la plus peuplée du monde, au profit de Mexico. La baisse inexorable de la natalité, les changements de moeurs, la régulation des naissances et l’arrivée de la robotique ont suffi à modifier profondément la société. Shin-Edo a suivi le repli du Japon sur lui-même, se faisant le fer de lance de l’auto-suffisance commerciale et énergétique. Les tremblements de terre de 2025 et 2037 n’ont rien arrangé à ce phénomène, jusqu’à l’Incident Kuro. La réaction de la scène internationale a déclenché une nouvelle prise de conscience chez certains japonais. Unis autour de leur Empereur, ces derniers ont décidé de s’assumer complètement dans une société coupée du monde, obligée d’économiser ses ressources, de rationner ses biens et de recycler ses produits. Une civilisation vieillissante, déclinante, aux enfants remplacés pardes machines domestiques, à l’élite composée d’êtres aux corps remaniés par la biotechnologie, à la population de «naturels» condamnée à vivre avec la peur du blocus et de ce qui est apparu en même temps que le Vent des Dieux protégeant l’Archipel.

    Le bouleversement de l’Incident Kuro a été tel qu’une nouvelle ère a été proclamée, l’ère Danketsu (Unité et solidarité) pour remplacer l’ère précédente, Heisei, (Accomplissement de la paix).

    Malgré ses nombreux aspects paradoxaux, accentués par une spiritualité zen issue d’un passé chargé de traditions, Shin-Edo est une agglomération à la pointe de la technologie. Que ce soit en matière de transports ou de communication, la ville est tissée de réseaux étudiés afin de régler la vie des habitants de la meilleure façon possible. Tout est optimisé afin de correspondre aux politiques d’économie énergétique du pays et aux désirs de sécurité. Néanmoins, tout ceci tend de plus en plus à se déliter depuis le début des « hostilités » et le blocage orchestré par les forces internationales.

    La conurbation de Shin-Edo est formée de 24 arrondissement spéciaux (ou Tokubetsu-ku), 27 villes, un département et quatre districts insulaires. Cependant on considère que la métropole en elle-même est formée par les 24 arrondissements la composant, le reste n’étant que sa proche banlieue. Ces derniers portent les noms suivants : Adachi, Arakawa, Bunkyô, Chiyoda, Chûô, Edogawa, Itabashi, Kaijin, Katsushika, Kita, Koto, Meguro, Minato, Nakano, Nerima, Ota, Setagaya, Shibuya, Shinagawa, Shinjuku, Suginami, Toshima, Taito.

    [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

    La capitale n’a plus de réelle existence administrative depuis 1943, mais tous les habitants considèrent ces différents arrondissements comme la ville en elle-même. Une cité pour le moins vaste et labyrinthique, puisque les 24 arrondissements spéciaux contiennent une centaine de quartiers différents !

    Shin-Edo est un mélange hallucinant entre modernité et traditionalisme, les gigantesques complexes et buildings sophistiqués surplombant les parcs, les sanctuaires et les ruelles de la vieille ville. Un ensemble tentaculaire, complexe, où les couloirs aluminium d’une ligne de métro débouchent parfois sur une rue tortueuse aux façades anciennes, surmontées de centaines de câbles électriques. Ici, les prêtres shintô côtoient les androïdes de surveillance, les jeunes bôsôzokus (des motards circulant en bandes) pilotant des dragsters magnétiques, la Génocratie numérisant sa pensée pour vivre éternellement et les femmes élégantes fréquentant de petites échoppes oubliées pour exorciser le fantôme qui les hante.
    Nul ne sait véritablement s’orienter dans Shin-Edo, à part peut-être les chauffeurs de taxis robotisés, mieux équipés pour connaître le nom des rues de cette ville monumentale, multiple et superposée. Des gratte-ciels de Shinjuku, aux hologrammes géants de Roppongi en passant par le parc verdoyant du Palais Impérial ou la plateforme pélagique de Kaijin, la capitale du Japon propose de nombreux quartiers aux saveurs hétéroclites et raffinées.

    Architecture et ville virtuelle

    Bien avant les années 2040, l’ancienne Tôkyô avait déjà des allures de ville futuriste. La profusion de bâtiments conçus par des architectes virtuoses, souvent placés au milieu d’immeubles plus classiques, de bâtisses traditionnelles ou à proximité de parcs fleuris, donnait à la cité des allures de métropole du XXIIème siècle. Avec le temps, cette impression est devenue encore plus concrète, de nouveaux édifices aux formes sophistiquées émergeant de terre, subtils mélanges de biomatériaux, de verre et d’acier. Les génies de l’architecture ont su réutiliser le patrimoine existant, l’entourer, le réadapter, l’ingurgiter ou redonner au passé une seconde vie. Certaines anciennes façades de temples sont devenues les entrées de stations de métro, ont été avalées dans des édifices plus volumineux ou ont trouvé leur place au sommet de quelques buildings. Le petit restaurant de sushi, datant des années 50, a vu son enseigne se perdre parmi les néons clignotants et les graffitis. Les routes se sont multipliées, se sont même superposées pour créer des étages auto-routiers : des voies placées les unes sur les autres à l’intérieur d’étroits tunnels en béton.
    Au détour d’une promenade, il ne faut donc pas être surpris de tomber sur une ancienne demeure à la devanture rouge, littéralement imbriquée dans un mur de métaux futuristes, incrusté de motifs floraux.

    À cette première mégalopole bien réelle, il faut rajouter une seconde ville en superposition. Avec l’apogée du réseau photonique, de la robotique, des hologrammes et de la réalité augmentée, Shin-Edo s’est recouverte d’un manteau de lumières et de technologies. Désormais, en activant vos lunettes connectées à votre ordinateur de poche, des éléments en 3D viennent parfois s’ajouter à l’environnement urbain : monuments virtuels pour le plaisir du regard, publicités traversant les airs, voiture prototype circulant dans la rue, jouets s’agitant devant un magasin pour enfants, personnage sexy et virtuel vous faisant signe devant un gigantesque magasin de mangas… Tout un panel d’images transférées par les bornes optiques des magasins, des lieux, des panneaux publicitaires vers votre ordinateur portable, pour se superposer à votre vision.
    Et si vous préférez garder vos lunettes sagement dans votre poche, les hologrammes se chargeront d’attirer votre regard ou de vous interpeller directement en scannant votre rétine.

    Enfin, n’oublions pas les nombreux automates présents à chaque coin de rue, dans les magasins, voire même dans de minuscules ruelles étroites. Il existe des distributeurs automatiques pour tout ! Boissons, cigarettes, CD vierges, sandwichs, journaux téléchargeables, batteries nanovoltaïques, capuche anti-pluie…etc.

    Transports

    Suite aux tremblements de terre ayant endommagé le métro souterrain, et causé des centaines de victimes dans divers effondrements, les pouvoirs publics ont opté pour la mise en chantier d’un métro aérien plus vaste desservant la quasi-totalité des quartiers de Shin-Edo. Baptisé Yamanote Evolve (YE), ce dernier est venu remplacer l’ancienne ligne de train du même nom qui encerclait le centre-ville, du moins lorsque cela était possible, certaines sections de l’ancienne voie ferrée continuant à fonctionner dans certains quartiers. Ainsi, la plupart des stations de banlieue sont encore desservies par les anciennes rames, aux voitures vétustes et lentes. Le reste des lignes est simplement désaffecté. L’abri relatif qu’offrent les galeries a attiré les sans-abris mais également des petits délinquants. En effet, l’épaisseur des murs des stations souterraines et leurs équipements électroniques dépassés ne leur permettent pas d’être couvertes par la totalité du réseau à impulsion. Dès lors, fugitifs de toutes sortes, marginaux et étrangers (ou gaijin) en situation irrégulière s’y rassemblent pour vivoter de petits trafics illégaux.
    Le réseau ferroviaire ressemble ainsi actuellement à une véritable toile d’araignée tissée de fils métalliques différents, se superposant ou se croisant parfois sur plusieurs kilomètres.

    Démarré en 2042, le Yamanote Evolve continue à développer ses nouvelles lignes dans la plupart des arrondissements, jusqu’à l’île artificielle d’Odaiba. Guidé par laser et pouvant atteindre la vitesse de 280 km/h par sustentation électro-magnétique, le métro de Yamanote met environ 45 secondes pour relier une station à la suivante. Son parcours offre une superbe vue aérienne de la ville, son rail suspendu surplombant les différents lieux notables de Shin-Edo et traversant même de multiples complexes récréatifs ou des centres commerciaux. Certaines de ses stations se trouvent d’ailleurs dans le corps même de buildings ou complexes commerciaux placés en hauteur. En un rien de temps vous vous retrouvez au coeur même d’une galerie marchande ou d’un parc aquatique ! Si les plus hautes tours demeurent évidemment inaccessibles, la vision des terrasses surélevées ou des vérandas luxueuses des restaurants panoramiques de Chiyoda est un enchantement.

    Même si les transports en commun demeurent le moyen de déplacement privilégié des habitants de Shin-Edo, le réseau routier reste utilisé par les poids lourds et les personnes habitant à l’extérieur de la métropole. A l’instar de la ville elle-même, le réseau routier est difficilement compréhensible pour un non-initié et les véhicules sont tous automatisés afin de suivre un trajet programmé. Afin de sécuriser les routes, notamment la monumentale voie express contournant la capitale jusqu’à Kyoto, des détecteurs GPS embarqués permettent aux voitures et aux camions de respecter la distance de sécurité et la vitesse réglementaire. Inutile de passer en contrôle manuel et d’appuyer sur le champignon ! La police surveille et votre voiture refusera de dépasser la vitesse limitée du quartier dans lequel vous circulez.
    Toute infraction au code de la route a de grands risques d’être repérée immédiatement par les contrôleurs satellites et les nombreuses caméras raccordées aux multiples postes de police de Shin-Edo.

    Evidemment la rupture consommée avec le reste du monde (même si beaucoup de japonais espèrent qu’elle n’est que temporaire) crée également des dysfonctionnements importants en matière de transmissions satellites. Avec le blocus, tous les satellites étrangers ou privés utilisés par le Japon sont pour la plupart inaccessibles et le pays doit compter uniquement sur sa poignée de satellites propres qui tournent actuellement en orbite. Cela entraîne certaines surcharges et perturbations, qui ne vont pas sans générer quelques dérèglements dans la circulation routière ou les émissions de données. Mais surtout, si toutes les informations internationales comme CNN sont encore accessibles « à l’ancienne », les autres modes de communication (comme le Web) n’échappent pas à cette coupure forcée et le Japon éprouve les pires difficultés à émettre vers « l’extérieur » de son propre territoire.

    Sécurité

    Le sentiment de sécurité est omniprésent dans l’ensemble du centre-ville, tout particulièrement dans les quartiers entourant le Palais Impérial. Des petits postes de police sont placés tous les 500 mètres et des grappes de caméras miniatures sont campées à de nombreux points de circulation. Vous avez toutes les chances de retrouver votre carte de crédit dans un commissariat si vous la perdez, voire de remettre la main sans aucun souci sur votre épaisse mallette remplie de liasses de dollars à l’accueil de votre hôtel.

    La multiplication des contrôleurs rétiniens dans toutes les activités de la société est pour beaucoup dans ce renforcement du respect de la loi. Même si les habitants ont toujours su observer avec respect les forces de l’ordre, leur identité est scannée en moyenne une vingtaine de fois par jour durant leurs déplacements. Que ce soit par le pupitre optique à l’entrée de chaque station de métro, recoupant votre identité avec votre ticket de transport, les publicités holographiques réactives s’adaptant à votre profil pour mieux vous proposer leurs produits, votre automobile vérifiant que vous être le bon propriétaire, la porte de votre appartement n’ouvrant pas aux inconnus ou votre gantai portatif par lequel vous pouvez téléphoner, tous ont pour fonction de scanner votre rétine par un flash laser afin de vérifier votre identité.

    Dans une telle atmosphère, difficile de passer longtemps inaperçu pour un repris de justice ou un étranger arrivé illégalement sur le territoire japonais. Evidemment, tout système a ses propres limites, et si éviter comme la peste les quartiers les plus sécurisés est un premier moyen d’esquiver un séjour prolongé en cellule ranpaku (une sorte de caisson rempli d’un liquide épais, comme du blanc d’oeuf, court-circuitant les émotions), les solutions les plus efficaces se trouvent au marché noir ou dans des petites cliniques miteuses du quartier de Shinjuku. Greffe oculaire, appareil anti-flash, lentilles ou tout simplement dessous de table sont parmi les solutions envisageables.

    Paradoxalement, le crime n’est pas absent pour autant des rues de Shin-Edo, pour preuve les boryokudan (syndicats du crime) continuant leurs activités malgré les lois anti-gangs et les actions coup de poing de la police. Ces fédérations de Yakuza se livrent à des rackets, des assassinats, des trafics d’armes, des jeux illicites, en passant par l’industrie des drogues et du sexe. Souvent améliorés par quelques trouvailles nanotechnologiques, les Yakuza obéissent à des traditions strictes, paraissant parfois anachroniques en 2046. Vaste et efficace, la mafia nippone est représentée par des parrains particulièrement influents, comme ceux des fédérations Yamaguchi-gumi, Inagawakai ou Sumyoshi-gumi… Mais depuis peu, ces organisations opérant discrètement sous différentes façades légales (mouvements religieux, politiques et sociétés commerciales) doivent compter avec de nouveaux pions dans l’échiquier : des êtres inconnus et surnaturels, plus meurtriers que les lointains descendants des samouraïs.

    Si la délinquance et les gangs ont toujours été présents au sein de la société, avec son lot de larcins, de délits et de meurtres, l’Incident Kuro a provoqué un profond délitement dans « l’harmonie » de la communauté de Shin-Edo. La multiplication d’événements étranges, de disparitions inexpliquées, de témoignages aberrants sur des apparitions surnaturelles, ont créé une ambiance pesante au coeur d’une population tentant de vivre comme avant et d’oublier le blocus.

    Malheureusement, la présence des forces étrangères autour de l’Archipel est une menace constante et les pannes de courant régulières un rappel de la situation actuelle.

    Energie

    Même si la bombe s’est évaporée inexplicablement dans les airs, l’événement ayant protégé le Japon a produit un black-out électrique de deux heures suite à l’impact. Un temps suffisant pour générer un accident aérien majeur dans l’aéroport de Haneda avec le crash, à 44 secondes d’intervalle, de deux avions durant leur décollage, ainsi que des séquelles irréversibles dans le réseau énergétique de Shin-Edo. Comme les différentes métropoles du Japon, l’ancienne Tôkyô est traversée par une quantité impressionnante de câbles électriques suspendus, destinés à résister aux secousses sismiques, eux-mêmes alimentés par des panneaux photo-voltaïques et thermiques répartis dans l’ensemble de la ville et sur des plateformes off-shore (il y en a véritablement partout, aussi bien sur les toits des immeubles qu’au-dessus des magasins, l’énergie solaire et thermique étant devenues les deux principales ressources d’énergie du Japon). Malheureusement ce court-circuit magnétique a sérieusement perturbé les centres de relais électriques et de nombreux quartiers se trouvent régulièrement plongés dans le noir, parfois durant 24 heures. On imagine aisément l’angoisse que peuvent ressentir certains habitants de lieux malfamés, lorsque les éclairages publics et les néons s’éteignent. Les « légendes urbaines » rapportées par les médias, et auxquelles la population ne prête aucune attention par crainte, incrédulité ou superstition, prennent alors une toute autre dimension.

    Ce type d’incident n’épargne pas les bornes optiques : il s’agit « d’antennes » laser ayant remplacé les anciennes lignes téléphoniques, les antennes relais GSM et les câbles de télévision. Elles ressemblent à de simples boîtes en métal bardées de cristaux et fibres optiques verdâtres, accrochées sur les façades des bâtiments. Lorsque vous activez votre ordinateur de poche (ou Pod), ce dernier se connecte automatiquement à la borne optique la plus proche pour vous permettre de visiophoner, de regarder un film, de récupérer des informations sur le web, de jouer à un jeu en réseau virtuel ou de lancer la programmation de votre four à distance. Couverte à 99,99% par ce réseau laser à impulsion, Shin-Edo n’échappe pas à des coupures ponctuelles dans certains arrondissements spéciaux, plongeant les habitants dans le désarroi le plus total.

    Environnement

    Victime d’éruptions volcaniques, de tremblements de terre (un millier chaque année environ), de typhons et d’autres désastres naturels, l’archipel du Japon tente depuis des centaines d’années de dompter la nature. De nombreux barrages et murs bétonnés ont été placés dans les lits des rivières et sur les flancs de montagne afin d’éviter les glissements de terrain provoqués par la déforestation ou les inondations. Même les côtes des îles sont parcourues de tétrapodes, de gigantesques structures destinées à endiguer l’érosion maritime, et de barrages renforcés pour contrecarrer une montée éventuelle des eaux. La forte densité démographique a transformé les paysages japonais en chantier de construction permanent, de monumentales fermes hydroponiques occupant désormais des espaces ruraux considérables. Des champs et des fermes possédés pour la plupart par l’Etat, afin de tenter de conserver son indépendance. Cependant, alors que le Japon incinérait autrefois 75% de ses déchets solides, les nouvelles politiques énergétiques ont conduit les individus à revoir leur manière de consommer. Les ampoules LED sont désormais présentes partout, les déchets sont réutilisés en totalité et le recyclage et la récupération sont presque devenus de nouveaux arts de vivre. Chaque objet de la vie courante, qu’il s’agisse du gobelet en carton dans lequel vous mangez vos nouilles ou du projecteur holographique de votre homestudio, a connu des vies multiples et des formes variées, grâce à de nouvelles techniques de purification des pièces usagées. Un composant optique peut être recyclé environ 500 fois avant de devoir être totalement détruit, permettant à la société de vivre longtemps sur ses propres acquis. Certains vous soutiendront même qu’il est désormais possible d’en faire de même avec les organes humains, pour peu qu’on en ait les moyens.

    Cependant, la fameuse « autarcie » du Japon n’a jamais été une réalité. Malgré les efforts de l’Etat pour subvenir seul aux besoins des populations et moins recourir à l’importation, les échanges internationaux n’ont jamais cessé et l’Archipel a toujours acheté énormément de matières premières et d’énergie à l’étranger. Avec la mise en place du blocus depuis six mois, les japonais découvrent malheureusement cette triste réalité. Le gouvernement, qui vantait la capacité du pays à pouvoir se nourrir seul, à pouvoir s’éclairer seul, a menti. Pendant que les habitants de Shin-Edo continuent à arpenter les boutiques de mode comme avant, les « greniers » du pays s’appauvrissent et une politique de rationnement strict paraît inévitable. Bientôt, des usines privées seront accaparées par l’Etat, comme les fermes aquacoles de Kaijin et chaque habitant devra rationner sa consommation nutritive et d’énergie. Qui sait… Ce seront peut-être des villes entières qui seront prochainement privées d’électricité ? Et peu à peu, les néons et les hologrammes s’éteindront.

    A côté de cela, Shin-Edo continue à subir les perturbations météorologiques engendrées par la dégradation de la couche d’ozone. Malgré les tentatives de reconstitution de la haute atmosphère par des processeurs atmosphériques prototypes et l’interdiction des gaz à effet de serre, les étés sont beaucoup plus chauds et les ouragans de plus en plus nombreux. Shin-Edo passe souvent sans prévenir d’un temps caniculaire à une saison des pluies redoutable, l’Incident Kuro ayant provoqué l’apparition d’un vent régulier et puissant, soufflant systématiquement quelques jours avant la naissance d’un typhon.

    Sport, jeux et loisirs

    La société japonaise, en particulier les habitants de Shin-Edo, est très attirée par les jeux et les loisirs. La multiplication des lieux de distraction dans toute la ville en est un exemple flagrant, tout comme l’essor des jeux vidéo immersifs. Certains diraient même que la population tente d’oublier cette période noire en se noyant dans les jeux et les paris. Les salles autrefois remplies de Pachinkos, ces flippers verticaux bruyants, sont désormais des lieux de rencontres pour les accrocs aux jeux virtuels, profitant d’une pause pour venir savourer une bière Kirin Next et s’allonger sur un des sofas prévus à cet effet en poursuivant leurs aventures imaginaires. Un oeil extérieur pourrait comparer ces lieux disséminés dans la capitale à des salons de méditation, où il ne manque que la fumée d’encens pour compléter l’ambiance. Dans certains coins, des parties traditionnelles de Go et de Shôgi viennent apporter un peu de vie dans la fausse léthargie ambiante.

    A côté de ces divertissements, les foules se passionnent toujours autant pour le Yakyû : le base-ball, qui remplit régulièrement les 55 000 places du Tôkyô Dome de l’arrondissement de Bunkyô, pourvu de commerces et d’un agréable spa. Mais cette effervescence cache très mal l’inquiétude croissante de la population.
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