/!\ FORUM RPG - NC-18 - MATURE /!\


    Technologies et société

    Partagez
    avatar
    Eden
    Admin

    Messages : 65
    Date d'inscription : 03/08/2012
    Age : 33
    06082012

    Technologies et société

    Message par Eden

    «La science est un danger public. Elle est aussi dangereuse qu’elle a été bienfaisante.»
    Aldous Huxley – Le Meilleur des Mondes

    En 2046, le monde poursuit son évolution dans un environnement dégradé, malgré les efforts des nations pour enrayer l’inextricable détérioration de son écosystème. De nombreux progrès technologiques ont modifié les pays les plus riches et creusé un peu plus le gouffre avec les territoires les plus pauvres. Certaines habitudes ont changé (énergétiques, alimentaires, vestimentaires, consommations, sexuelles…), chaque pays se transformant progressivement pour mieux s’adapter à ces nouvelles « révolutions industrielles ». L’homme n’est pas devenu une machine chromée mais les androïdes marchent désormais à ses côtés, fournissant une main d’oeuvre efficace et bon marché. De son côté, l’humanité a amélioré les connaissances sur son propre organisme, pour mieux le comprendre, le guérir et l’améliorer. L’immortalité, cette idée si lointaine, paraît presque devenue réelle.

    Le Japon, malgré des difficultés économiques répétées durant plusieurs dizaines d’années, est parvenu à prendre la tête du train technologique pour permettre à des milliers de laboratoires de défier les anciennes corporations et faire de son programme en robotique le moteur de la conquête martienne.
    Disposant d’un coup d’avance sur le jeu d’échec technologique mondial, rien d’étonnant que certaines nations du monde imaginent que le Japon dispose désormais d’armes de défense redoutables.

    Génocratie

    Malheureusement ces différents développements techniques ont généré de nouvelles divisions dans la société, au Japon sans doute plus qu’ailleurs. Déjà perturbé par une baisse inéluctable des naissances, l’Etat nippon a choisi consciemment de remplacer la main d’oeuvre manquante par des machines, transformant peu à peu l’organisation du travail et la notion même de « communauté ». Désormais il y a les humains et les autres, les « machines », ceux qui n’ont ni besoin de sommeil, ni besoin d’argent ou de se nourrir.
    Pour couronner le tout, c’est l’humanité elle-même qui s’est compartimentée. Déjà habitué aux castes liées aux origines aristocratiques, aux fonctions, à la descendance samouraï, le Japon a connu une nouvelle scission suite à l’arrivée de la biotechnologie. Les personnes les plus aisées se sont retrouvées capables de guérir la moindre de leurs maladies, de faire disparaître leurs rides, de changer leur corps vieillissant, de concevoir sans le moindre rapport sexuel un enfant parfait… Tandis que les populations moins aisées ne peuvent que subir le poids des ans et des infirmités, économisant péniblement pour recevoir une intervention de pointe ou réparer un oeil endommagé.

    Une nouvelle richesse est apparue : celle qui permet de payer un laboratoire pour concevoir de futures greffes, voire se fabriquer un nouvel organisme. Baptisée «Génocratie», cette nouvelle forme aristocratique fondée sur les gênes, l’argent et l’accès aux nouvelles technologies médicales s’est enfermée dans de gigantesques buildings. Des demeures de la taille d’un immeuble, contenant tout le nécessaire pour les faire vivre, survivre, sans qu’il ne soit jamais nécessaire d’en sortir. Les Génocrates ne font pas partie de ceux dont on croise les limousines aux verres teintés dans une rue de Shin-Edo. Ils restent là, dans leurs tours ultra-sécurisées, circulant dans des étages ornés de jardins artificiels, de salles de bal pour leurs convives et des bureaux de leur entreprise. Les sous-sols sont parfois équipés de cuves et de chambres froides, dans lesquelles sont conçus leurs futurs implants, où leurs souvenirs sont numérisés afin de préparer leur prochaine résurrection dans une chair plus jeune.

    Tout cela, l’homme de la rue ne peut que l’imaginer en observant ces imposants cubes d’acier aux façades brillantes. Comme tous les gens ordinaires, il ne pourra jamais accéder à ces progrès médicaux ruineux, voire même seulement penser que cela existe. Quelques nouvelles dents, un muscle artificiel et une nanopuce régulant son adrénaline sont sans aucun doute tout ce qu’il pourra acquérir durant toute une vie de labeur. Il demeurera un « naturel » : un humain ordinaire au bas de l’échelle sociale.

    Moeurs

    La baisse de la natalité n’est pas un phénomène nouveau. Anticipée depuis de nombreuses années, elle est devenue une arme pour l’Etat, lui permettant de réguler méthodiquement sa population afin de s’affranchir des importations et de l’espace toujours plus restreint. Usant et abusant de leur pouvoir, les gouvernements successifs ont progressivement acquis des champs cultivés et des élevages entiers, afin de mettre en place une politique alimentaire publique.
    Les Japonais, eux, se sont adaptés à ces changements sans sourciller, les machines remplaçant les ouvriers manquants et les plus pauvres devant compter désormais sur la stratégie d’auto-suffisance du Japon pour se nourrir.
    Désireuses de ne plus être enfermées dans le rôle de mères, les Japonaises ont su monter les marches des grandes sociétés et s’imposer dans tous les domaines, à l’égal des hommes. Plus aucune fonction, aussi haute soit-elle, n’est hors de leur portée et rares sont les femmes songeant désormais à donner la vie et rester à la maison pour élever un enfant. Même si elles le désiraient, rien ne dit que le Ministère de la Famille accepterait leur demande.
    Cette évolution des moeurs a évidemment bouleversé les rapports entre hommes et femmes. Les écolières se séparent enfin de leur uniforme typique (jugé inutilement provoquant) et des bars à hôtes dédiés uniquement aux femmes s’ouvrent dans différents quartiers de Shin-Edo.
    Partager cet article sur : diggdeliciousredditstumbleuponslashdotyahoogooglelive

    Aucun commentaire.


      La date/heure actuelle est Jeu 17 Jan - 12:59