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    Technologies : Microphotonique

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    Eden
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    Messages : 65
    Date d'inscription : 03/08/2012
    Age : 33
    06082012

    Technologies : Microphotonique

    Message par Eden

    Face aux limites des circuits imprimés, l’industrie informatique a fini par évoluer vers les nanoprocesseurs silicium avant de migrer directement vers la microphotonique au début des années 2030. Sous ce terme sont désignés tous les processeurs informatiques composés de nanofibres optiques (des fils de l’ordre de quelques microns transportant des impulsions lumineuses), permettant d’échanger des informations à l’aide de la vitesse de la lumière. Les ordinateurs les plus sophistiqués sont composés de processeurs bioluminescents : du plasma mouvant, véritable embryon de cerveau biotechnologique. Baptisés «Mémoires Universelles», ces ordinateurs de nouvelle génération, comme les Opticiums, sont capables d’enregistrer une vie entière de données. Ainsi, dès votre naissance, un magnétophone et une caméra pourraient suivre toutes vos actions, toutes vos expériences, pour les stocker dans un de ces ordinateurs, disposant de plusieurs Yotta-octets de mémoire. De quoi enregistrer une vie numérisée, transférable dans une bibliothèque de connaissances ou dans le cerveau artificiel d’un androïde.

    Laser et Réseau optique

    Le laser est devenu un moyen simple de transporter des informations par impulsion lumineuse et de s’affranchir ainsi des câbles et des ondes radios. On ne se branche plus par de long fils aux ordinateurs pour récupérer des données, mais on se contente d’un simple signal laser. De nombreuses bornes optiques sont disséminées partout dans la ville, permettant aux habitants de communiquer, de se connecter à la base de données de leur domicile, de récupérer des plans instantanément, de naviguer sur le Web… Finies les cabines téléphoniques. Désormais tous les Japonais ont sur eux un ou plusieurs ordinateurs personnels pouvant se connecter rapidement au réseau, filmer, enregistrer, appeler, projeter des petites images holographiques colorées.

    Cet ordinateur de poche est généralement baptisé «Pod». De forme et de couleur variable selon son fabriquant, il dépasse rarement la taille d’une paume de main mais permet de se connecter à toutes les bornes optiques urbaines et d’échanger des informations avec d’autres individus. Généralement équipés de claviers holographiques tactiles (projetés sur le sol, votre jambe, votre bras…) ces ordinateurs portables sont le plus souvent utilisés en combinaison avec des Gantai : monocle, visière ou lunettes perfectionnées, directement reliées au Pod. Ces derniers permettent de voir des informations ou des films s’afficher directement devant les yeux de l’utilisateur, sans perturber excessivement sa vue ou fatiguer son regard.

    À côté de ces visières sophistiquées, on trouve également les moniteurs flexibles. Il s’agit ni plus ni moins de feuilles de polymères transparentes et extrêmement souples sur lesquelles il est possible d’afficher des images et des films. Dépliables, peu chers et facilement transportables, ils sont surtout utilisés pour visualiser des journaux, des livres et des mangas de façon interactive, et remplacent le papier. On se sert généralement d’un Pod comme intermédiaire, afin de télécharger un ouvrage sur ce genre d’écran souple extrêmement prisé.

    Réalité augmentée et hologrammes

    Maintenant que les grandes villes sont parcourues de la toile des réseaux optiques et que la plupart des habitants se promènent toujours avec un Pod sur eux, de nombreuses informations peuvent venir directement les interpeller. C’est ainsi le cas des hologrammes, des animations ou images tridimensionnelles qui remplacent majoritairement les anciennes publicités affichées ou les jeux vidéo en deux dimensions. Simple image affichée sur un mur, animation de la taille d’un building ou professeur de tennis virtuel, les hologrammes se retrouvent dans bon nombre d’activités et de loisirs.
    Sans oublier la réalité augmentée. Cette dernière est une sorte « d’échange en temps réel » entre votre ordinateur et des capteurs placés dans un commerce, sur une façade, dans un lieu public ou avec une autre personne. À l’aide d’un simple échange de données, la réalité augmentée permet d’afficher dans votre champ de vision (dès lors que vous avez chaussé un Gantai) des objets et/ou éléments totalement virtuels. Là où l’hologramme est visible par tous, l’image en réalité augmentée n’est perceptible que par ceux qui ont branché leur Pod et posé leurs lunettes sur leur nez. Un bâtiment époustouflant pourra ainsi apparaître de nulle part, des bulles de champagne virtuelles pourront traverser l’avenue pour attirer votre attention vers l’entrée d’un restaurant.
    Ce n’est plus l’esprit qui va à la rencontre de l’univers virtuel, c’est désormais l’univers virtuel qui se superpose au réel.

    Internet a su évidemment profiter de ces nombreux progrès technologiques pour devenir une véritable toile interactive, malgré des lois internationales multiples destinées à enrayer le piratage et les Squids téléchargés en toute illégalité. Relativement différent de celui que nous connaissons aujourd’hui, il est surtout beaucoup mieux organisé, presque « privatisé », les pages personnelles et blogs amateurs ayant disparu par des tris précis de moteurs de recherche surpuissants. Celui surnommé parfois « NéoWeb » en comparaison avec son ancêtre hétéroclite et labyrinthique est bien plus proche d’une véritable télévision. Tous les programmes télés passent désormais par les réseaux optiques, à l’instar des bibliothèques virtuelles, des forums de discussion, des sites de vente en ligne qui ont remplacé nombre de boutiques ayant pignon sur rue. Lorsque vous allumez le gigantesque écran plasma de votre salon, ce dernier n’est généralement rien d’autre qu’un moniteur géant relié à votre ordinateur, capable de diffuser des centaines de programmes, de la musique, de vous mettre en visioconférence avec Kyôto ou de rechercher un site interactif (c’est-à-dire : animé par des vidéos ou des projections holos si vous disposez d’un projecteur adapté) sur le nettoyage des aquariums.
    Avec l’Incident Kuro, certains sites étrangers sont bizarrement devenus totalement indisponibles.

    Analyse rétinienne

    La société est aujourd’hui intrinsèquement liée au laser et aux intelligences artificielles. Tous les appareils domestiques disposent désormais de nanoprocesseurs microphotoniques, capables de communiquer entre eux par un simple signal laser : voiture, électroménager, publicités réactives… Vous désirez savoir ce qu’il reste dans votre frigo ? Rien de plus simple : il vous suffit de tapoter sur votre Pod pour que ce dernier interroge votre réfrigérateur.

    Tout est amené à réagir aux informations que vous portez sur votre Pod ou dans votre rétine, qui est désormais votre seule et unique carte d’identité.
    Le Japon, tout comme les Etats-Unis, a su utiliser les scanners rétiniens comme un moyen efficace de contrôler et d’identifier des personnes. Tous les habitants présents légalement sur le sol nippon sont enregistrés dans une des bases de données de la ville et sont donc reconnus immédiatement lorsque leur pupille est « flashée » par un contrôleur rétinien : un flash lumineux prenant l’empreinte de leur oeil en une micro-seconde. Les contrôleurs rétiniens se trouvent à de nombreux endroits dans la capitale, le plus souvent pour des raisons de sécurité mais également à des fins publicitaires. Ainsi, ne soyez pas surpris d’être apostrophé directement par un hologramme vantant le dernier cabriolet Mitsubishi.
    Les forces de police sont également équipées de flasheurs portatifs, en mesure de vérifier l’identité d’un prévenu à plus de cent mètres de distance.

    Squids et Jellyfishs
    Si ces accessoires sont nommés familièrement « calamar » et « méduse » c’est à cause de leur texture similaire à ces créatures marines : molle et visqueuse. Il s’agit en fait de casques souples permettant à un individu de transmettre des informations par simple impulsion cérébrale (à l’aide de capteurs posés sur le cuir chevelu). Une sorte de souris améliorée décodant les informations de votre cerveau afin de transmettre directement une commande à un logiciel ou un pointeur. Sans greffe, ni implant interne puisqu’il suffit de poser simplement ce «corps mou» sur votre crâne, voire sous un foulard, une casquette ou un chapeau pour le dissimuler.
    À la différence des Jellyfish assez lents, souvent imprécis et loin de la puissance d’un Bioport relié directement au système nerveux, les Squids permettent une véritable immersion sensitive.
    Avec un tel système, il est ainsi possible de revivre tout ce qu’une personne a enregistré par son biais, ce qu’elle a ressenti et éprouvé. Qu’il s’agisse d’une vidéo réelle (comme une nuit avec une call-girl) ou d’un jeu virtuel. Tout paraît réel à l’aide d’un Squid : le vent, les odeurs, les sentiments, les gestes, les paroles. Il suffit de le placer sur votre tête, de démarrer un film conçu à l’aide d’un autre Squid dans votre Pod, de vous allonger calmement et vous pouvez goûter aux plaisirs enregistrés par d’autres personnes. Malheureusement les Squids peuvent également avoir des effets nocifs. De nombreux individus se sont retrouvés avec de graves problèmes de personnalité après avoir trop consommé de films immersifs ou des “snuff-movies”. En effet, avec un Squid il devient très simple de se retrouver dans la peau d’un tueur en série ou de sa victime. Et lorsqu’on ressent la douleur infligée, ce type d’expérience aboutit parfois à un arrêt cardiaque ou à des troubles neurologiques aigus. Les Squids ayant été jugés dangereux et beaucoup trop addictifs pour leurs utilisateurs, ces derniers ont été interdits un peu partout dans le monde, ainsi qu’au Japon en 2041. Néanmoins, il est encore possible de s’en procurer au marché noir, ainsi que des films étranges susceptibles de vous plonger dans des horreurs innommables en appuyant seulement sur un bouton d’ordinateur.

    Depuis cette interdiction, les Jellyfish sont donc devenus la norme. Dépourvus de tout principe sensitif, ils permettent de commander un Pod, de jouer dans un univers virtuel, sans addiction mais sans ressentir quoi que ce soit. La plupart des jeux virtuels utilisent une version améliorée de la réalité augmentée. Ce n’est pas l’esprit de l’utilisateur qui pénètre un ordinateur mais l’univers ludique qui se superpose à l’environnement réel. Ainsi, en jouant à Mario Land Oméga, vous verrez votre chambre se remplir des niveaux et créatures du jeu, ou directement entre vos pieds à l’aide d’un système de « mise à l’échelle » pour ceux qui désirent jouer dans le métro ou un café.
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